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| VILLE DE TREMBLAY |
Etymologie : Tremblay vient, semble t-il du nom d'un arbre, le tremble.
En 470, saint Amand évêque de Rennes, envoie au pays de Tremblay, l'un de ses disciples, Martin. Celui-ci édifie un oratoire. En 1058, l'église de Tremblay est donnée par trois seigneurs nommés Hervé, Alfred et Raoul, à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur (Anjou).
Trois moines de l'abbaye Saint-Florent vont alors édifier un prieuré vers la fin du XI° siècle à proximité de l'église. Ce prieuré avait jadis une chapelle et exerçait dans le bourg de Tremblay un droit de haute justice. Une grande partie de l'édifice actuel date de cette époque et est l'ouvre des bénédictins. L'église, réparée toutefois au XVI° siècle, est incendiée par les chouans d'Aimé de Boisguy, le 8 novembre 1795 puis restaurée en 1801
La maison seigneuriale de Tremblay était jadis le manoir du Pontavice. Le Pontavice relevait de la baronnie de Fougères et, à titre de juveigneurie, de la seigneurie de Saint-Brice dont il était sergenterie féodée. C'était une châtellenie avec un droit de haute justice et un droit de quintaine. Il était aux seigneurs de ce nom en 1414. la paroisse de Tremblay dépendait jadis de l'ancien évêché de Rennes. |
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| MONUMENTS |
L'église Saint-Martin (XII-XV-XIXème siècle), édifiée par les moines bénédictins. L'église primitive comprenait à l'origine une nef flanquée au nord d'un collatéral, une abside, un transept avec deux absidioles démolies en 1801 et une tour centrale. Cette église est remaniée en 1801 (pignon est-ouest), suite à l'incendie de 1795 : on y a gravé le nom du recteur de l'époque M. Lambert (1803-1804). A l'intérieur le collatéral, en partie refait à la fin du XVIème siècle, est séparé de la nef par quatre arcades cintrées que soutiennent des piliers dont les bases sont romanes. La grande arcade entre la nef et la croisée du transept est du XVIème siècle, ainsi que l'arcade nord de cette croisée : les deux autres sont romanes. Les seigneurs du Pontavice possédaient jadis dans l'église un droit de litre. Les armes des seigneurs du Pontavice se lisaient au XVIème siècle sur les vitres. Le maître-autel date du XVIIème siècle et provient de l'église abbatiale de Rillé, à Fougères. On y trouve la pierre tombale de Rolland du Pontavice (XII-XIIIème siècle) qui provient de l'ancienne abbatiale de l'église de Rillé, et les enfeus des familles du Pontavice et d'Ardennes.
- La Chapelle de la Chattière , mentionnée dès 1186 et reconstruite en 1692. Elle possédait son propre cimetière et a donné naissance au Prieuré de la Chattière , qui dépendait de l'Abbaye du Trochet en Plerguer
- L'ancienne chapelle Notre-Dame du Pont de l'Ours, située non loin du village de la Daie (Champ de l'Ours). Cette chapelle, citée dès le XIIème siècle, a aujourd'hui disparu.
- L'ancienne chapelle Saint-Aubin, fondée en 1672. Un édicule édifié en 1869 en marque aujourd'hui l'emplacement
- La croix de La Mancelière
- La croix (XVIIIème siècle), située dans le transept nord de l'église Saint-Martin
- La croix (XVIIIème siècle) de La Couvaillère
- La croix (XIX-XXème siècle), située de La Dieuverrie
- Les vestiges (portail) du manoir du Pontavice (XVème siècle). Ce manoir est encore surnommé "Motte du Tronchay". Propriété des seigneurs du Pontavice en 1414, puis des familles Budes seigneurs de Sacé (au début du XVIIème siècle), de la Palluelle barons de Corbéan (en 1634), Labbé seigneurs du Hino (en 1680), de Lys seigneurs de Beaucé (en 1681), Labbé (avant 1737), le Gras seigneurs de Charost (en 1737), du Hallay (en 1760 et en 1789)
- le manoir de la Coquillonais ou Coquillonnaye (XV-XVIème siècle). Il possède deux tourelles et possédait jadis une chapelle privée. Propriété successive des familles Coquillon, juveigneurs des seigneurs du Pontavice (en 1428 et en 1474), Tuffin (en 1540), du Hallay seigneurs de Champsavin (vers 1605), de Vauborel seigneurs de la Chapelle-Brémanfany (en 1672), Ferret seigneurs de Montaran (en 1683), de la Cornillère seigneurs d'Ardennes (en 1694 et au milieu du XVIIIème siècle), puis d'Anne du Fresne veuve de Pierre de la Motte de Lesnage seigneur de Bonne-Fontaine (en 1784) et des familles Latapie de la Garde et Marchix
- Le manoir des Noyers ou Nouillé (1549)
- La maison du Bois-le-Bon (XVI-XVIIème siècle), surnommée encore Maison de la Ferme " et édifiée par Michel Le Bon en 1588 (nommé recteur de Tremblay en 1588). Il s'agit de la maison natale d'Exupère Bertin, savant anatomiste (1712-1781)
- La maison de la Garenne (1568 - XVII-XVIIIème siècle), édifiée par la famille Coupe en 1568 ou par les frères Mac-Goulde en 1569. Propriété de la famille du Chastellier seigneurs de Villavran en 1588 et en 1623, puis de la famille le Bon seigneurs de la Denoisterie , dits du Bois-le-Bon, en 1663 et en 1770. Cette maison est remaniée au XVIIème siècle. Cette maison servait autrefois de relais de Poste. On l'appelait encore "Hôtel des Voyageurs" ou "Hôtel Debieu" jusqu'en 1930. On y trouve un jolie cadran solaire
- L'ancienne maison Les Fossés (1613), édifiée par Bertin, sieur de Neuglé
- L'ancien presbytère (aujourd'hui mairie) date des années 1800. On y trouve des éléments (linteau, niche) qui datent de 1654
- La fontaine de Budor. Elle a été jusqu'au milieu du XVIIIème siècle l'objet d'un culte superstitieux
- le puits de La Chobetterie (XVIIIème siècle)
- la filature (XIXème siècle), située sur la Loysance
- l'oratoire situé au lieu-dit Le Mésaubin (1850)
- le four (XIXème siècle), situé à la Roussette
- 12 moulins dont les moulins à eau du Pontavice, de Bonne-Fontaine, de la Hélandière , des Ardennes (à grain), des Ardennes (à papier), de la Chattière (à foulon, XVIIIème siècle), de Briand, de Maleute, Neuf, de la Rochequibuc (à papier), de la Rochequibuc (à grain)
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| A SIGNALER AUSSI: |
- L'ancienne fontaine, située rue Organtine
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Un lieu fortifié situé au village d'Ardillon
- L'ancien manoir de la Morinais. Propriété de la famille de Porcon seigneurs de Bonne-Fontaine (en 1513), puis de la famille de la Marzelière (vers 1540 et en 1603)
- L'ancien manoir d'Ardennes ou de la Mordanterye. Propriété successive des familles de Langan (en 1428), Jeanne du Pontavice (en 1494), Liger (en 1513), de la Cornillère seigneurs de la Maillardaye (au XVIIème siècle), François Chesnard seigneur de la Mordanterye et Ursule du Boishalbran (en 1675), de la Cornillère (en 1684 et au milieu du XVIIIème siècle), du Bois le Bon seigneurs de la Bécannière (avant 1784), Picquet seigneurs du Bois-Guy (vers 1784)
- L'ancien manoir de la Hellandière. Propriété des seigneurs de la Hellandière en 1603 et en 1680, puis des familles Bonamy et Guinemer sieurs du Coudray (vers 1744 et en 1789)
- L'ancien manoir de la Chattière. Il possédait jadis un droit de haute justice dans l'auditoire d'Antrain. C'était une sergenterie féodée de la seigneurie de Saint-Brice en Saint-Brice-en-Coglès. Elle est unie à la baronnie de Saint-Brice en 1566. Propriété successive des familles de Montauban seigneurs de Saint-Brice (en 1513), de Volvire seigneurs de Saint-Brice (en 1554)
- L'ancien manoir de la Herveais , situé route de Saint-Brice-en-Coglès. Propriété successive des familles le Séneschal seigneurs du Rocher-Séneschal (en 1513), Tuffin seigneurs de Mézandré (en 1580), du Hallay seigneurs de la Coquillonnaye (en 1667), de Vauborel seigneurs de la Chapelle-Brémanfany (en 1672), Michau seigneurs de Montaran (en 1682), de la Cornillère seigneurs d'Ardennes (en 1694)
- L'ancien manoir de Trouenson, situé route de Saint-Brice-en-Coglès. Il possédait jadis une chapelle privée
- L'ancien manoir de la Pantonnerie. Propriété de la famille le Séneschal en 1513, puis du seigneur de Langevinière en 1559
- L'ancien manoir de la Rouaudais , situé route de Chauvigné
- L'ancien manoir des Touches, situé route de Romazy. Propriété successive des familles Chesnel seigneurs de Maillechat (en 1479), de Coësmes seigneurs de Maillechat (en 1513), le Gouz seigneurs de Gallerne (vers 1541), de Sévigné seigneurs de Montmoron (en 1657)
- L'ancienne Maison de l'Ecu du Roi, située route de Rimou, près de Serrey
- L'ancien manoir de la Malherbais ou de la Ménerbais , situé route de Rimou. Propriété de la famille Lardoux en 1428, puis de la famille du Hallay seigneurs du Pontavice en 1789
- L'ancien manoir de la Chastelais. Propriété de la famille Mouton en 1513
- L'ancien manoir de la Fournairie. Propriété successive des familles Morel (en 1428), Labbé seigneurs du Pontavice (en 1685), le Gras seigneurs du Pontavice (en 1755), du Hallay seigneurs du Pontavice (en 1789)
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